- Pathologies urinaires et rééducation en uro-gynécologie
- Pathologies ano-rectales
La rééducation périnéale traite les différentes pathologies urinaires et ano-rectales.
1. Pathologies urinaires et rééducatiion en uro-gynécologie
L'incontinence urinaire :
L'incontinence urinaire peut se définir par " la condition dans laquelle la perte involontaire d'urine est source d'un problème social ou hygiénique et qui peut être démontrée objectivement. ".
20 % des femmes présentent au cours de leur vie une incontinence urinaire. Pour la moitié d'entre elles, l'incontinence persiste. Près de 10 % des femmes portent une protection pour prévenir une fuite d'urine. La grossesse et l'accouchement sont deux périodes favorables à l'éclosion des premiers symptômes. Un traitement en uro-gynécologie peut faire disparaître ces incontinences.
1) Incontinence par instabilité ou par dysfonctionnement vésico-urétral
Il s'agit d'une incontinence urinaire dite vésicale. Ces fuites surviennent à distance d'un effort et se traduisent par l'urgence mictionnelle avec émission d'un jet incontrôlable. Elle peut être mise en évidence par les explorations urodynamiques.
En cystomanométrie, le muscle vésical (détrusor) se contracte inopinément et précocement provoquant des fuites. La capacité vésicale fonctionnelle est de ce fait très réduite. La vessie se contracte de façon anarchique et fréquente, entraînant des fuites, précédées d'un besoin urgent, impérieux et non maîtrisé.
Certains stimuli, comme le bruit de l'eau, le froid,. précèdent ou accompagnent cette impériosité.
L'instabilité vésicale se trouve chez plus de 50 % des personnes âgées, encore plus souvent chez l'homme, et les causes doivent en être recherchées pour pouvoir être traitées : infection urinaire, lésions vésicales infectieuses ou tumorales, constipation, fécalomes, hémorroïdes, adénome de la prostate. Un traitement en uro-gynécologie peut faire disparaître ces incontinences.
2) Incontinence urinaire d'effort ou incontinence urétrale
Les fuites surviennent pendant les efforts en quantité variable mais sans vidange vésicale complète avec conservation de miction normale entre les fuites. Cependant, il n'existe pas un modèle physiopathologique unique. On peut schématiquement distinguer 2 mécanismes, ceux-ci pouvant être associés :
- l'incontinence urinaire d'effort par hypermobilité urétrale : il s'agit d'un défaut de transmission des pressions entre la vessie et l'urètre proximal.
- l'incontinence urinaire d'effort par insuffisance sphinctérienne.
Si ces deux mécanismes sont associés, on parle alors d'incontinence urinaire d'effort d'origine mixte.
Cette incontinence survient pour un effort bref : éternuement, toux, rire... La symptomatologie s'installe ensuite pour des efforts moins importants : se relever de la position assise, marche...
Couchée ou assise, la femme ne perd pas ses urines. Elle se met debout, marche, porte un objet, fait un effort, tousse, éternue, rit et aussitôt survient un jet d'urine dû à une insuffisance des sphincters lorsque la pression dans la vessie s'élève sous la poussée abdominale.
La ménopause est un facteur aggravant. L'atrophie vaginale est très souvent associée et témoigne de la carence ostrogénique.
Certaines incontinences modérées sont intermittentes : l'approche des règles, l'humidité, le froid, la toux déclenchent les pertes.
En dehors de ces circonstances, l'incontinence est définitive si elle n'est pas soignée.
Un traitement en uro-gynécologie peut faire disparaître ces incontinences.
3) L'incontinence par regorgement
L'incontinence par regorgement se voit en cas de rétention d'urine.
Elle se traduit par des fuites dues à un trop-plein de la vessie ou à un trouble de contraction du détrusor.
Un traitement en uro-gynécologie peut vous aider.
4) L'incontinence post-opératoire de la prostate
Il s'agit d'une tumeur bénigne de la prostate.
30% des patients ont des fuites urinaires transitoires après l'opération. Cette incontinence peut être due à une insuffisance sphinctérienne, ou à une instabilité vésicale. Un traitement en uro-gynécologie peut faire disparaître ces incontinences.
- Adénocarcinome de la prostate :
Il s'agit d'une tumeur maligne de la prostate.
Le traitement consiste en une prostatectomie radicale totale.
10 à 30 % des patients souffriront d'une incontinence après cette opération. Un traitement en uro-gynécologie peut faire disparaître ces incontinences.
Dans le cas d'une PRT, le traitement périnéal commencera déjà en préopératoire.
Pour les différentes chirurgies, les techniques utilisées sont les mêmes que celles décrites ci-dessus.
5) Les autres causes d'incontinence urinaire
Les autres causes d'incontinence urinaires sont plus rares.
L'uretère ectopique.
Les fistules urinaires
L'insuffisance totale du sphincter urinaire. Un traitement en uro-gynécologie peut faire disparaître ces incontinences.
Urétrocystomanométrie : étude du comportement de la paroi vésicale et du sphincter strié de l'urètre lors du remplissage.
Profilométrie statique : étude de la pression urétrale au repos sur toute sa longueur grâce au retrait du capteur.
Profilométrie dynamique : étude des pressions vésicale et urétrale sur toute la longueur de l'urètre lors d'effort de toux.
Débimétrie : étude du volume uriné par unité de temps au cours de la miction.
Instantané mictionnel : analyse du comportement vésico-sphinctérien en cours de miction.
- La rééducation périnéale :
Différentes techniques, que l'on peut utiliser isolément ou couplées, sont utilisées lors de la rééducation périnéale.
Rééducation manuelle : La rééducation manuelle permet au praticien de pouvoir prendre conscience de la qualité de la contraction effectuée par le patient. Par la rééducation manuelle, on peut travailler la prise de conscience des muscles du plancher pelvien, la musculation, la rééducation à l'effort.
Elle permet également de mettre en évidence une asymétrie musculaire.
Electrostimulation : stimulation électrique, en particulier du nerf honteux interne, par un courant excito-moteur entraînant une contraction des muscles striés du plancher pelvien.
L'électrostimulation est la technique de choix lors d'une instabilité vésicale. Un courant à basse fréquence va provoquer une détente de la vessie.
Lors d'une incontinence urinaire d'effort, l'électrostimulation va surtout être utilisée pour un réveil proprioceptif des muscles périnéaux.
Biofeedback : Prise de conscience objective d'une fonction physiologique non-révélée ou oubliée. Lorsque le patient contracte ses muscles périnéaux, il peut visualiser cette contraction sur un écran.
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2. Pathologies ano-rectales
Constipation :
La constipation est un retard ou une difficulté d'évacuation de selles moins fréquentes, moins abondantes, plus dures que normalement.
De Vroede définit la constipation comme ceci : « On considère constipé un patient qui se dit comme tel. »
Il existe deux types de constipation : constipation colique et constipation terminale.
Il s'agit d'une constipation par atonie chronique.
Les causes peuvent être mécaniques (sténose), fonctionnelle (adynamie colique, maladie de Hirschprung), métabolique.
La constipation terminale se définit par une absence de vacuité de l'ampoule rectale avec une diminution de la sensation de besoin.
L'origine est souvent une constipation passagère pérennisée. Elle peut provenir de causes locales (hémorroïdes, fissures, abcès,.).
- anisme (dyssynergie du sphincter lisse, strié ou mixte)
- dyskinésie
- hypertonie anale
- insuffisance de contraction rectale ou de poussée abdominale
- augmentation du volume rectal
- diminution du seuil de sensibilité rectal
Perte du contrôle volontaire du passage du contenu colique à travers le canal anal
- insuffisance sphinctérienne
- neuropathies
- insuffisance du réflexe recto-sphinctérien strié.
Provient de fibroses, maladie de Crohn, recto-colite ulcéro-hémorragique,.
Il s'agit d'une fausse incontinence par débordement, dû à la présence d'un fécalome dans l'ampoule rectale.
- Troubles de la statique rectale:
Dans cette catégorie, nous retrouvons les prolapsus rectaux, rectocèles, ulcère solitaire du rectum, syndrome du périnée descendant (dénervation du périnée dû à un trop grand relâchement du plancher pelvien.)
- La manométrie ano-rectale :
La manométrie ano-rectale permet l'étude du tonus de base du rectum et du canal anal, du tonus d'effort, du réflexe recto-anal inhibiteur, du simulacre de la défécation, de la sensibilité rectale
• Profilométrie statique.
• Profilométrie dynamique.
• Etude de la fatigabilité.
• Simulacre de la défécation.
• Etude du réflexe recto-anal inhibiteur.
• Etude du Volume Maximal Tolérable.
• Test d'expulsion du ballonnet.
• Test de descente périnéale.
Rééducation manuelle : La rééducation manuelle permet au praticien de pouvoir prendre conscience de la qualité de la contraction effectuée par le patient. Par la rééducation manuelle, on peut travailler la prise de conscience des muscles du plancher pelvien, la musculation, la rééducation à l'effort, la relaxation musculaire,.
Elle permet d'objectiver et de supprimer les inversions de commande.
Electrostimulation : stimulation électrique, en particulier du nerf honteux interne, par un courant excito-moteur entraînant une contraction des muscles striés du plancher pelvien. L'électrostimulation va surtout être utilisée pour un réveil proprioceptif des muscles périnéaux.
Biofeedback : Prise de conscience objective d'une fonction physiologique non révélée ou oubliée. Lorsque le patient contracte ses muscles périnéaux, il peut visualiser cette contraction sur un écran. On peut également travailler sur l'apprentissage de la relaxation des muscles du plancher pelvien, permettre au patient de prendre conscience d'une éventuelle inversion de commande et de la corriger.
Rééducation par ballonnets : Méthode stimulant l'arrivée ou la présence de matières fécales à l'intérieur de l'ampoule rectale grâce à un ballonnet gonflé à différents volumes.
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