| Kinésithérapie respiratoire pour adulte |
Kinésithérapie respiratoire pour adulte - Kinésithérapie respiratoire pédiatrique
- Quelques définitions
- Pourquoi ausculter?
- Les bruits pulmonaires
- Les techniques utilisées
- Les traitements et examens associés
1. Quelques définitions :
Asthme :
L'asthme est une réaction pulmonaire de nature allergique, qui se caractérise par une contraction excessive des bronches. Cette réaction se traduit par une difficulté à vider ses poumons, accompagnée parfois de sifflements audibles. On parle de bradypnée expiratoire : cela signifie que le thorax se vide moins vite de son air lors de l'expiration.
Il existe souvent un terrain allergique familial (asthme, eczéma)
Cliniquement, à l'auscultation, le médecin entend des sifflements lors de l'expiration, et constate que la cage thoracique paraît bombée.
Allergie :
L'allergie est une réaction exagérée de l'organisme à une stimulation immunitaire. Cette stimulation peut être une infection comme un produit allergisant.
Allergène :
L'allergène est un corps étranger à un organisme, qui engendre une activation de ses mécanismes de défense.
BPCO ou Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive :
La maladie se définit par une diminution non complètement réversible des débits expiratoires.
Cette diminution des débits est généralement progressive et liée à une inflammation des voies aériennes secondaire à des particules ou gaz nocifs. La BPCO se manifeste souvent par une bronchite chronique (toux chronique avec production de sécrétions, pendant au moins 3 mois par an depuis plus de 2 années consécutives).
Le rétrécissement des bronches malades freine le passage de l'air, entraînant un essoufflement d'abord à l'effort, puis au repos.
Une destruction progressive des poumons (emphysème) peut s'ajouter au rétrécissement chronique des bronches.
Lorsque la maladie évolue, elle aboutit souvent à l'inefficacité de la respiration, c'est à dire à une baisse du contenu en oxygène dans le sang (insuffisance respiratoire) qui peut finalement retentir sur le fonctionnement du cour.
Bronchite :
Une bronchite est une inflammation de la muqueuse des bronches.
Bronchite asthmatiforme :
Les réactions asthmatiformes ou bronchites asthmatiformes correspondent à des crises ayant toutes les apparences de crises d'asthme, en dehors de toute maladie asthmatique. Le patient n'a pas de terrain allergique. Les crises surviennent à l'occasion d'une irritation bronchique
On parle d'éréthisme bronchique, les bronches se contractent exagérément, engendrant une bradypnée expiratoire. A l'examen, le médecin constate des symptômes très évocateurs d'asthme.
Les bronchites asthmatiformes se voient dans toutes sortes de circonstances comme les reflux gastro-oesophagiens, les infections bronchiques,.
Il existe très certainement une prédisposition individuelle car tout le monde ne fera pas de bronchite asthmatiforme.
• Emphysème pulmonaire :
C'est une maladie des alvéoles pulmonaires, définie par l'augmentation de volume (dilatation) des alvéoles pulmonaires avec destruction de leur paroi élastique, ce qui entraîne l'impossibilité pour elles de se vider complètement, à l'expiration, de l'air qu'elles contiennent.
• Pneumonie :
La pneumonie est une maladie infectieuse qui provoque l'inflammation des poumons. Elle est causée par une bactérie, un virus ou un mycoplasme, qui entraîne une accumulation de sécrétions et de liquides dans les alvéoles pulmonaires. Ces sécrétions empêchent l'oxygène de se rendre au sang aussi bien qu'il le devrait.
Top
2. Pourquoi ausculter:
Il y a plusieurs raisons d'ausculter au quotidien.
Votre médecin aura fait un premier diagnostic respiratoire. Il est très important pour nous. Chaque jour, nous allons vous ausculter pour suivre l'évolution de la pathologie ainsi que la localisation de celle-ci.
L'évolution d'une pathologie respiratoire peut-être très rapide, autant dans un sens que dans l'autre. Une surveillance des symptômes et un traitement quotidien seront donc bien nécessaire.
Top
3. Il existe plusieurs bruits pulmonaires :
- les sibilances : Sons aigus à dominance expiratoire (sifflement) indiquant une obstruction des voies aériennes basses : une diminution du diamètre des voies donne une augmentation de résistance au passage de l'air.
- les râles : Bruits entendus à l'auscultation qui traduit la mobilisation des sécrétions au niveau des bronches ou des bronchioles.
C'est l'auscultation pulmonaire qui déterminera la poursuite ou l'arrêt du traitement. C'est également l'auscultation qui déterminera l'attitude à avoir par rapport à l'aérosolthérapie.
Top
4. Les techniques utilisées :
Les différentes techniques explicitées ici sont tirées de la technique de Mr Guy Postiaux. De plus amples informations peuvent être trouvées sur son site www.postiaux.com.
ELTGOL ou Expiration lente Total Glotte Ouverte en décubitus Latéral :
L' ELTGOL est une expiration lente, bouche ouverte, réalisée à partir niveau ventilatoire de repos et poursuivie jusqu'à l'expiration la plus complète possible. Cette manouvre a pour but de mobiliser les sécrétions de l'arbre bronchique distal vers les bronches proximales.
EDIC ou Exercices à Débit Inspiratoires Contrôlés :
Réalisés avec un appareil d'auto-contrôles de type spiromètre incitatif, ces exercices inspiratoires on pour but de solliciter le poumon dans sa capacité totale.
La toux :
La toux est une expiration forcée suivant la compression de l'air intra thoracique obtenue par la fermeture glottique et la contraction des muscles expiratoires.
AFE ou Augmentation du flux expiratoire :
La technique appelée augmentation du flux expiratoire est une augmentation du courant aérien expiratoire en vitesse ou en quantité, dans le but de mobiliser, d'entraîner, d'évacuer les sécrétions trachéobronchiques. C'est également une expiration forcée, tout comme la toux, mais il n'y a pas de fermeture glottique. C'est principalement grâce à la contraction des muscles abdominaux qu'elle peut être obtenue.
Top
5. Les traitements et examens associés:
Les aérosols :
L'aérosolthérapie permet, par la mise en suspension de médicament dans l'air, éventuellement dans l'oxygène, le traitement in situ de certaines pathologies. L'intérêt de cette méthode présente 3 avantages: administrer le médicament directement sur l'organe à traiter, diminuer les effets secondaires et le dépôt de médicament dans d'autres organes tels que le rein et le foie et atteindre des zones d'accès difficiles et en particulier les sinus. Exemple d'appareil d'inhalation pour une déposition médicamenteuse testée et assurée.
Il existe plusieurs types de médicaments à nébuliser. Nous parlerons ici que de ceux qui sont les plus souvent prescrits par les médecins. Les broncho-dilatateurs sont les plus souvent utilisés, il en existe à courte et à longue action et peuvent être associés. Les corticoïdes inhalés sont des anti-inflammatoires. Les mucolytiques ou fluidifiants sont utilisés pour liquéfier les sécrétions.
La radiographie :

Elle permet le cas échéant, de confirmer ou d'infirmer un diagnostic. Elle est le plus souvent utilisée pour objectiver une pneumonie. Il existe beaucoup d'autres raisons médicales pour la demander.
Les traitements médicamenteux :
Prescrits par le médecin, les traitements médicamenteux sont très nombreux. Nous parlerons juste des antibiotiques qui sont nécessaire dans certains cas même si la kinésithérapie est un des moyens de les éviter.
Les examens médicaux :
Pour certaines pathologies respiratoires il sera nécessaire de faire des examens médicaux afin de rechercher l'explication et/ou l'origine de la maladie.
Top
|