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Quelques définitions
Définitions de quelques pathologies.
• Algodystrophies.
Les algodystrophies constituent un vaste cadre nosologique qui regroupe des entités pathologiques variées, décrites à des périodes différentes, et pour lesquelles de nombreuses dénominations ont été proposées (causalgie, syndrome de Südeck-Leriche , ostéoporose algique post-traumatique, syndrome épaule-main, algodsytrophie sympathique réflexe, algoneurodystrophie ,.).
On désigne maintenant, sous l'appellation d'algodystrophies ces syndromes douloureux ostéo-articulaires à prédominance distale, évoluant en deux phases, avec troubles vasomoteurs et tendance à la rétraction capsulo-ligamentaire, d'évolution spontanée favorable mais très prolongée.
PHASE PRIMAIRE, INFLAMMATOIRE
Le plus souvent brève (quelques semaines), elle est marquée par de vives douleurs avec retentissement fonctionnel majeur, et des troubles vasomoteurs pseudo-inflammatoires (phase "chaude" de la maladie).
· Les douleurs sont augmentées par les mouvements mais persistent souvent la nuit. A l'examen, on réveille ces douleurs par la pression non seulement des articulations, mais aussi des pièces osseuses adjacentes. Il s'agit d'une douleur régionale, intéressant l'ensemble d'un segment de membre. Elle s'accompagne d'un enraidissement des articulations avec augmentation franche de la douleur lors des tentatives de réduction de cet enraidissement.
· Les troubles vasomoteurs sont souvent marqués. Une tuméfaction odèmateuse réalise un empâtement régional prenant le godet, pseudo-inflammatoire, avec rougeur cutanée parfois cyanique, hypersudation inconstante mais évocatrice, et augmentation de la chaleur locale.
PHASE SECONDAIRE DE RETRACTION
Elle succède progressivement à la première, après quelques semaines. Les douleurs et les troubles vaso-moteurs initiaux diminuent, et laissent progressivement la place aux troubles trophiques et aux rétractions capsulo-ligamentaires qui caractérisent cette phase "froide" de la maladie.
· Les troubles trophiques : la peau devient pâle, lisse, atrophique ; un odème, modéré, persiste ; les ongles deviennent friables, striés et cannelés ; le segment de membre est globalement froid et pâle, avec acrocyanose et souvent persistance de l'hypersudation.
· Les rétractions capsulo-ligamentaires : l'enraidissement articulaire est progressif, invincible (et les tentatives de mobilisation en force restent très douloureuses) ; il peut devenir très marqué, voire complet, avec amyotrophie de voisinage ; il faut l'éviter car il fait toute la gravité fonctionnelle de la maladie.
Description du Dr Valat JP, Université François Rabelais de Tours.
• Arthrite.
Inflammation d'une articulation. Terme souvent utilisé pour désigner un groupe de plus de 100 maladies rhumatismales. Ces maladies peuvent affecter les articulations, les muscles, les tendons et les ligaments ainsi que la peau et certains organes internes.
Plus d'infos sur www.arthrite.ca
• Arthrose.
Dégénérescence et/ou une altération non inflammatoire du cartilage articulaire pouvant aller jusqu'à la destruction progressive de celui-ci, suite à des efforts ou des contraintes auxquels le cartilage est soumis. Les différents mécanismes qui sont principalement la cause des altérations du cartilage sont :
- un défaut génétique de fabrication du cartilage,
- les surmenages fonctionnels (ex.: genou des carreleurs, rachis lombaire des skieurs, genou des footballeurs,
- les surmenages mécaniques (ex.: le surplus de masse corporelle est un facteur aggravant pour les articulations, surtout celles du membre inférieur),
- l'âge : c'est à dire qu'il existe une prédisposition à partir de 50 ans, le pus souvent après 60 ans, --le sexe : en effet chez les femmes; elle est 3 fois plus fréquente que chez les hommes.
• Bursite.
Inflammation ou enflure du coussinet (bourse séreuse) situé entre les tendons et les os.
• Capsulite.
• Claquage musculaire.
Voir déchirure musculaire.
• Contracture musculaire.
Contraction involontaire et inconsciente, douloureuse et permanente, localisée à un muscle ou à l'un de ses faisceaux, qui ne cède pas spontanément au repos.
• Courbature.
Douleur musculaire survenant après l'effort et se poursuivant pendant 24 à 72 heures. Ces douleurs sont provoquées par trois principaux facteurs :
- l'accumulation de déchets moléculaires dans le muscle provenant des phénomènes chimiques qui permettent la contraction musculaire
- de petits épanchements de sang provoqués par rupture des capillaires sanguins.
- Un épuisement des stocks de glycogène.
• Déchirure musculaire.
-claquage : c'est une déchirure de quelques fibres musculaires survenant après un effort violent. La déchirure provoque un saignement dans le corps musculaire. Une douleur sera palpable au niveau de la lésion provenant du saignement, qui se transforme en hématome réactionnel. La douleur rendra le muscle inapte à se contracter.
-déchirure : les douleurs sont plus prononcées et plus étendues car un grand nombre de fibres musculaires sont touchées. Les contractions, les étirements et les palpations seront, comme pour le claquage, soit très douloureuses, soit impossibles.
-rupture musculaire : c'est une atteinte de toutes les fibres musculaires. L'aspect morphologique du muscle atteint sera perturbé ce qui aidera au diagnostic. Le traitement consistera en une immobilisation stricte pendant 6 semaines, accompagné parfois d'un acte chirurgical.
• Entorse :
Une entorse est une lésion ligamentaire traumatique due à un mécanisme indirect et n'entraînant pas de perte (permanente ou temporaire) des rapports normaux des surfaces articulaires.
• Hernie et protrusion discale
Hernie, au niveau du canal rachidien, du noyau gélatineux d'un disque intervertébral par rupture de son anneau fibreux. Cette saillie discale plus profonde que large contient du matériel nucléaire et parfois des débris cartilagineux bien visible au scanner ou à l'IRM.
La protrusion discale, qui n'est pas une hernie est un bombement asymétrique du disque plus large que profond. Il n'y a pas de saillie discale.
• Hypercyphose
Exagération d'une courbure à convexité postérieure de la colonne vertébrale. La cyphose est normale dans la région thoracique de la colonne vertébrale; elle peut être anormale lorsqu'elle se situe dans un autre segment de la colonne ou lorsqu'elle est très accentuée.
• Hyperlordose
Exagération d'une courbure à convexité antérieure de la colonne vertébrale. La lordose est normale dans la région lombaire ou dorso-lombaire et au niveau cervical; elle peut être anormale lorsqu'elle se situe dans un autre segment de la colonne vertébrale ou lorsqu'elle est très accentuée.
• Fracture
Rupture traumatique ou spontanée de la continuité d'un os.
• Lombalgie
Douleur de la région lombaire n'irradiant pas au-delà du pli fessier . Il est à noter que la lombalgie est un symptôme et non une maladie. Si il y a douleur en dessous du pli fessier, on parlera de lombo-sciatalgie ou de sciatique .
• Luxation
Déplacement permanent ou temporaire des extrémités des os d'une articulation avec perte des rapports normaux entre les surfaces articulaires.
• Nevralgie
Douleur dans le territoire innervé par un ou plusieurs nerfs.
• PSH ou périarthrite scapulo humérale
Il s'agit d'un processus inflammatoire touchant les tissus se trouvant dans l'espace sous-acromial (l'acromion est une partie de l'omoplate que l'on perçoit au sommet de l'épaule) et les tendons qui cheminent dans cet espace et qui régissent les mouvements de rotations de l'épaule.
• Rupture musculaire
Voir déchirure musculaire.
• Scoliose et attitude scoliotique.
Il est utile de distinguer l'attitude scoliotique qui correspond à une déviation latérale, dans un seul plan de l'espace de la scoliose "vraie" qui est une déviation torsion dans au moins deux plans de l'espace, elle est tridimensionnelle.
L'attitude scoliotique est généralement causée par un déséquilibre musculaire et/ou postural et n'engendre pas de modifications structurelles que l'on retrouve dans la scoliose vraie.
• Syndrome du canal carpien
Le syndrome du canal carpien est une affection qui cause une compression du nerf médian.
Le nerf médian est le nerf qui descend le long du bras jusqu'à la main. Dans le syndrome du canal carpien, ce nerf subit une compression lorsqu'il traverse un passage étroit, le canal carpien, au niveau du poignet.
La pression qui s'exerce dans le poignet cause une sensation de fourmillement et d'engourdissement dans le pouce et les doigts.
Il faut faire attention car les mêmes symptômes peuvent être causés par une compression au niveau du défilé des scalènes ou par un problème d'origine cervical.
• Tendinite ou tendinopathie.
La tendinite se définit classiquement comme une inflammation d'un tendon. Elle peut être associée à l'inflammation de la gaine du tendon (la synoviale), on parlera alors de ténosynovite .
Notons ici que l'on parlera d' enthésopathie lors d'une affection spécifique au niveau de l'insertion des tendons.

• Torticolis.
Le torticolis , contracture musculaire au niveau cervical,apparaît souvent suite à un accident mineur ou est causé par du rhumatisme, provoquant une inflammation des articulations. Le torticolis aigu se manifeste surtout le matin, au réveil, ou peut apparaître après un effort de concentration des muscles du cou.
Définitions des examens.
• L'arthroscanner.
L'arthroscanner est un scanner d'une articulation, il permet d'établir un inventaire des lésions osseuses, ligamentaires, capsulaires ou cartilagineuses.
• L'échographie.
L'échographie est une technique d'exploration de l'intérieur du corps basée sur les ultra-sons. Une sonde envoie un faisceau d'ultrasons dans la zone du corps à explorer. Selon la nature des tissus, ces ondes sonores sont réfléchies avec plus ou moins de puissance. Le traitement de ces échos permet une visualisation des organes observés.
Cet examen a l'avantage de pouvoir être dynamique et réaliser bilatéralement.
• L'électromyographie.
L'EMG est l'étude de la fonction du muscle au travers de l'analyse du signal électrique émanant de celui-ci.
• L'IRM ou l'imagerie par résonance magnétique.
L'imagerie par résonance magnétique permet d'analyser à distance des organes de manière précise. Cette technique permet de visualiser des détails invisibles sur les radiographies, l'échographie ou le scanner. Cette technique utilise un aimant et analyse la réaction des différents tissus du corps par rapports aux champs magnétiques émis. Les données recueillies sont ensuite traitées informatiquement et la zone étudiée peut être restituée en deux ou trois dimensions.
• La radiographie.
Technique photographique fondée sur les propriétés de pénétration des rayons X. Son principe consiste à impressionner sur un film radiographique les différences de densité d'un organe.
La radiographie rend possible l'observation des zones de transparence correspondant à l'air, aux structures osseuses, de repérer le contour des muscles, les zones liquidiennes normales (les artères et les veines de gros calibre) ou pathologiques, les corps étrangers (par exemple un clip dans une artère, une prothèse au niveau d'une articulation), des zones de calcifications (dépôts de calcium).
L'interprétation d'un cliché radiographique n'est pas toujours évidente en raison de la superposition d'informations qui peuvent créer des images trompeuses ou artéfacts.
• Le scanner ou tomodensitométrie.
Son principe consiste à réaliser des images en coupes fines du corps à l'aide des rayons X. Au lieu d'être fixe, le tube de rayons X tourne autour du corps . |