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Kinésithérapie Neurologique

  1. L’hémiplégie
  2. La maladie de Parkinson
  3. La sclérose en plaques

L'hémiplégie.

•  Définition.

L'hémiplégie est une atteinte motrice d'un hémicorps (visage, tronc, membre supérieur, membre inférieur) lié à une lésion unilatérale de la voie pyramidale (celle-ci est l'ensemble des fibres nerveuses qui unissent le cortex moteur à la moelle épinière).

 

•  Causes

Celles-ci sont multiples :

•  AVC (accident vasculaire cérébral) : interruption de la circulation sanguine dans une partie du cerveau.

•  tumeur cérébrale.

•  infection due à un abcès cérébral.

•  maladie inflammatoire dégénérative (sclérose en plaques).

 

•  Conséquences

(a) la conséquence principale de l'hémiplégie est une atteinte motrice  :

•  modification des réflexes, du tonus et des réflexes tendineux

•  apparition de spasticité (*)

•  troubles de la motricité automatique et pertes de la motricité volontaire

(b) l'hémiplégie entraîne également plusieurs types de troubles associés :

•  troubles visuels

•  troubles des fonctions gnosiques (faculté de reconnaître) comme le sens du toucher

•  troubles du schéma corporel et surtout l' héminégligence (incapacité de porter son attention, son orientation ou son action à gauche dans le cas d'une hémiplégie gauche)

•  trouble de la parole, appelé aphasie , dans le cas d'une hémiplégie droite

 

•  Rééducation proposée

La rééducation vise à lutter contre la perturbation de la motricité.

Il faudra :

•  intégrer les affections.

•  travailler les mouvements réflexes.

•  travailler la motricité automatique.

•  travailler la motricité volontaire, les mouvements automatisés.

Le patient sera amené à retrouver le maximum de sensations liées au mouvement :

•  penser le mouvement, le ressentir.

•  confronter ce que l'on croit faire avec ce qui se passe en réalité.

•  corriger les attitudes et les mouvements.

•  surveiller et entretenir les amplitudes articulaires.

Tout un volet de cet apprentissage concernera les réactions en situations pathologiques (chutes par exemple) ainsi que dans les situations de la vie courante  :

•  amélioration des possibilités fonctionnelles (aides techniques).

•  adaptation éventuelle de l'environnement.

 

•  Méthodes et techniques de rééducation

Les méthodes et techniques utilisées se basent principalement sur l'enseignement d'Yves Picard , kinésithérapeute au centre neurologique de Kerpape en France. Il dispense une formation approfondie sur le traitement des hémiplégies et des traumatisés crâniens. Sa méthode s'appuie sur les théories de Bobath, de Perfetti et de Johnstone, ainsi que sur sa large expérience personnelle.

La formation Picard est organisée en Belgique au sein de l'ABTERNA, l'Association Belge des Thérapeutes En Revalidation Neurologique Adulte : www.abterna.be 

 

(*) La spasticité

 

 

Définition

La spasticité est une forme d'hypertonie musculaire involontaire, exacerbée dans certaines circonstances : stress, irritations cutanées, …

 

 

De façon plus compréhensible

Il s'agit d'une tension accrue dans un muscle qui cause la perte partielle ou complète du contrôle du membre impliqué.

 

 

Conséquences

La spasticité entraîne souvent des parésies et une diminution de la dextérité.

 

On observe des clonus (tremblements), des contractures douloureuses, des postures inesthétiques ou des postures incompatibles avec les situations de la vie courante : habillage, toilette, position assise, …

 

La spasticité peut parfois présenter un avantage  :

La marche reste possible sur un membre inférieur spastique.

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La maladie de Parkinson.

•  Définition.

La maladie de Parkinson est une dyskinésie , c'est-à-dire une perturbation pathologique des mouvements ou encore, une activité motrice involontaire, lente et stéréotypée qui apparaît ou s'accentue très nettement au cours de mouvements involontaires.

La maladie de Parkinson est due à un excès de dopamine au niveau du Locus niger (système extra-pyramidal).

C'est une maladie neurovégétative évolutive, caractérisée par une multitude de symptômes.

•  Symptômes

Les principales manifestations de la maladie de Parkinson sont :

•  les tremblements au repos

•  la rigidité

•  l'hypokinésie ou akinésie

Cette l'hypokinésie ou akinésie est l'élément essentiel et à la fois le plus typique et le plus remarquable. Il s'agit d'une raréfaction des mouvements , d'une lenteur dans leur exécution et d'une diminution de leur amplitude .

L'exécution automatique des mouvements devient aussi plus difficile (mimiques, marche sans balancement des bras, …) ; la fatigue, le stress et les émotions renforcent cette difficulté d'exécution.

Une autre perturbation engendrée par la maladie est l'instabilité posturale  : la réaction d'équilibration démarre trop tard !

•  Traitements de kinésithérapie

A côté des traitements médicamenteux, la kinésithérapie apporte un bénéfice certain au patient en entretenant les capacités physiques à leur niveau optimal.

L'objectif de la kiné est de conserver l'autonomie du patient en mobilisant toutes les articulations et en particulier, les plus ankylosées. Les exercices visent à améliorer la marche, l'équilibre et aussi la respiration. Le traitement de kiné permet d'améliorer ou d'augmenter l'indépendance des patients et de diminuer l'évolution de la maladie.

Les mouvements peuvent être actifs ou passifs :

•  actifs  : mobiliser toutes les articulations, surtout celles du côté le plus atteint ; notamment les épaules, … ; les exercices actifs sont entrecoupés de pauses,

•  passifs  : principalement des mouvements d'extension et de rotation au niveau du cou, des épaules, puis des hanches et des jambes ; les exercices sont exécutés dans un schéma d'ouverture, avec d'amples mouvements des membres tendus du centre vers l'extérieur.

Les exercices sont cependant pratiqués avec modération avec le souci de ne pas provoquer, ni aggraver la douleur. Ils sont précédés de massages afin de diminuer certaines contractures musculaires.

Deux séances hebdomadaires de kiné sont un minimum à certaines étapes de la maladie et leur rythme est à adapter en fonction de l'évolution de la maladie.

Les séances de kiné trouvent leur prolongement à domicile : les exercices sont intégrés au mode de vie du patient qui continue à les effectuer quotidiennement.

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La sclérose en plaques ou SEP.

•  Définition (selon une brochure réalisée par le centre neurologique de Fraiture en Condroz)

La SEP est une affection neurologique dans laquelle la gaine isolante (myéline) entourant les fibres nerveuses qui transportent les messages, est détruite et remplacée par des plaques de tissu durci (sclérose).

Ce phénomène peut se présenter n'importe où le long de la moelle épinière ou dans le cerveau. Les plaques interfèrent avec les impulsions nerveuses allant vers ou provenant des muscles, causant ainsi divers troubles physiques.

•  Principaux symptômes physiques de la maladie

Faiblesse  : l'incapacité à exécuter certains mouvements qui normalement se font sans effort volontaire.

Spasticité : voir définition plus haut.

Modification de la sensibilité  : une diminution dans la perception des sensations provenant de l'intérieur ou de l'extérieur du corps et auxquelles on devrait normalement réagir, provoquant, par exemple, picotements, engourdissement, ou une moins grande sensibilité à la douleur, à la température, au toucher ou à la pression.

Incoordination  : l'incapacité à exécuter un mouvement musculaire précis sans à-coup.

•  Objectifs des traitements de kinésithérapie

La sclérose en plaques atteignant principalement la motricité, l'objectif des traitements de kinésithérapie visera l'autonomie fonctionnelle du patient en restaurant sa motricité ou au moins en l'entretenant aussi longtemps que possible.

L'inactivité est une grande menace ! La sédentarité aggrave d'autant le handicap !

Le traitement de kiné sera symptomatique , c'est-à-dire qu'il s'attachera à réduire les symptômes présents en les compensant :

•  entretenir les amplitudes articulaires.

•  conserver la meilleure force musculaire possible.

•  réduire la spasticité.

•  améliorer la coordination des mouvements, l'équilibre.

•  favoriser la continence et le confort du patient.

•  effectuer des exercices respiratoires.

•  évaluer les possibilités et l'intérêt de recourir à certaines aides techniques : cannes, releveur de pied, barres d'appui, voiturette.

•  utiliser du matériel de revalidation tels que le pédalier électrique, le verticalisateur.

•  Evolution de la maladie

Dans la majorité des cas, la SEP évolue par poussées – rémissions , une poussée étant le plus généralement suivie d'une rémission spontanée : c'est à ce moment que le rôle de la kinésithérapie est le plus important, pour minimiser les séquelles de la dernière poussée et ramener si possible, le patient dans son état fonctionnel antérieur.

En période de poussée, le traitement sera scrupuleusement respectueux de la fatigue du patient ; il sera surtout passif et redeviendra très progressivement actif.

En période de stabilisation, les possibilités fonctionnelles du patient seront entretenues et si possible, perfectionnées.

 

 

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05/09/2011
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